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Korblog, le blog de Kornog

Korblog, le blog de Kornog

Après un an de navigation et deux mois de confinement, ce blog est au repos...

Kornog, notre voilier

Kornog, notre voilier

Si j’avais baptisé ma Peugeot 806 Marguerite ou Marie-Antoinette on m’aurait prise pour une folle. Mais tous les navigateurs trouvent normal de donner un nom à leur bateau, comme à un animal domestique. D’ailleurs, c’est obligatoire. Les bateaux ont une sorte de carte d’identité, sur laquelle figure leur type et leur nom.

Notre bateau est un Pogo 10,50, au même titre que ma voiture est une Peugeot 806 (enfin, ce qu’il en reste). Il s’appelle Kornog, comme je m’appelle Hélène. Il existe des Pogo 6,50, 10,50 ou 12,50, qui mesurent respectivement 6,50 mètres, 10,50 mètres et 12,50 mètres. Mais il y a aussi des pièges : le Pogo 50 ne mesure pas 50 mètres, mais 50 pieds, ce qui équivaut à 15,24 mètres.

Kornog, Vent d’Ouest

Revenons à Kornog. Quand Gilles a acheté ce Pogo 10,50 d’occasion, à La Rochelle, il s’appelait « Fier Allure ». Gilles l’a aussitôt rebaptisé Kornog, ce qui signifie Ouest en breton, et par extension Vent d’Ouest. Son nom de famille, c'est GV, qui ne veut pas dire Grande Vitesse, mais Guilvinec, son port d'attache.

Chacun sait qu’il ne faut jamais débaptiser et rebaptiser un bateau, sous peine de grands malheurs. Mais Gilles est beaucoup moins superstitieux que ma maman. Normalement, nous aurions dû tuer le Macoui, ce « serpent » qui suit le bateau toute sa vie. Pour cela, on part en mer, accompagné d’une autre embarcation, qui doit couper, par trois fois, le sillage du bateau que l’on veut débaptiser. Et bien sûr, on en profite pour boire un coup à la santé du Macoui et offrir un verre à Neptune !

Dans l’idéal, on rebaptise ensuite le bateau en explosant une bouteille de champagne sur sa coque, avant d’en vider quelques-unes avec les copains. A ce jour, nous n’avons respecté aucune de ces traditions.

Mort aux grandes oreilles !

Il existe tout un tas de superstitions chez les navigateurs. Il ne faut pas quitter le port un vendredi, ne pas embarquer de femme, ni de curé, ne pas siffler (mais on peut chanter), ni allumer sa clope avec une bougie, ni pointer du doigt le magnifique arc-en-ciel qui se dessine à l’horizon, car tout cela porte malheur, c'est bien connu.

Mais, le pire de tout, sur un bateau, ce serait de prononcer le nom de ce charmant petit animal au poil doux, reconnaissable à ses grandes oreilles et si délicieux en pâté ou en terrine… Même Gilles ne prononce jamais le nom de celui qu’il appelle prudemment, le cousin du lièvre !

Cet article est dédié à Mahaut qui me posait des questions sur le nom du bateau.

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Agnès 30/08/2018 00:18

Euh, je ne sais plus ce que je dois faire pour m'abonner à la newsletter !

alain masy 24/08/2018 13:17

Une belle et grande aventure avec en plusle cote humanitaire. Tres belle qction. Bon voyage les amis

P"tit Jac 12/08/2018 22:21

Tant pis pour la superstition .. Bisou mes lapins. On vous suit de près.

Helene 12/08/2018 23:01

Ça roule ma poule !

Céline 09/08/2018 12:03

Quel régal, je viens de parcourir quelques articles, ça va être un plaisir de suivre vos aventures ! Je ne connaissais pas les 3/4h de ces superstitions. A bientôt et bon vent pour votre aventure nautique, bises

09/08/2018 19:44

Merci Céline. Bon voyage et bonne navigation à vous deux aussi.

jacques 08/08/2018 20:00

Pourquoi y a-t-il autant de superstitions chez les marins ? C'est louche. Personnellement, je ne partirais jamais en mer avec un marin.

08/08/2018 21:10

Mauvaise excuse. Tout le monde sait que tu as le mal de mer.