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Korblog, le blog de Kornog

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Après un an de navigation et deux mois de confinement, ce blog est au repos...

Une bibliothèque à l’école de Bassar (première mission pour Voiles sans frontières)

Une bibliothèque à l’école de Bassar (première mission pour Voiles sans frontières)

Salut les Toubabs ! Bassar est un village de pêcheurs d’environ 2000 à 3000 habitants, situé au bord d’un bolon (un bras) du fleuve Saloum, à une bonne centaine de kilomètres au sud de Dakar. C’est ici que nous avions pour mission de créer une bibliothèque scolaire, pour Voiles sans frontières. Ce projet était une demande des enseignants de l’école, pour favoriser l’apprentissage de la lecture.

L'entrée du village de Bassar.

L'entrée du village de Bassar.

De Dakar à Bassar, la navigation est un peu compliquée, d’abord à cause des filets de pêche, très nombreux, puis quand on arrive sur le Saloum, à cause des bancs de sable qui se déplacent au gré du temps. Pour les derniers kilomètres nous avons donc eu recours à l’aide de Seydou, le correspondant local de Voiles sans frontières, pour nous guider au cœur de la mangrove

Vous voyez notre petit voilier là-bas au fond ? C'est là qu'on dormait.

Vous voyez notre petit voilier là-bas au fond ? C'est là qu'on dormait.

Lui c'est le pêcheur du village, qui venait poser ses filets tous les soirs et les relever tous les matins, juste devant le bateau.

Lui c'est le pêcheur du village, qui venait poser ses filets tous les soirs et les relever tous les matins, juste devant le bateau.

Nous avons fait le trajet de Dakar à Bassar avec Jean-Claude Mbengue, un des enseignants de l’école, venu nous rejoindre pour choisir les livres. C’est lui qui nous a présentés au village et à ses collègues.

Duel de scrabble sous le manguier (désolées pour les contre-jours, je fais ce que je peux avec le téléphone)

Duel de scrabble sous le manguier (désolées pour les contre-jours, je fais ce que je peux avec le téléphone)

A Bassar, les enseignants sont logés dans une grande maison, au confort rudimentaire. En dehors du foot - sur le terrain ou à la télévision - et du scrabble, il y a peu de distraction au village. Tous sont originaires d’autres régions, essentiellement de Dakar ou de sa banlieue. Ils rentrent une fois par mois, pour voir leur famille et toucher leur paye, car dans les îles il n’y a pas de banque. Un jeune professeur gagne en moyenne 120 000 CFA, soit un peu moins de 200 euros. La plupart ambitionnent de passer des concours pour entrer dans la police ou l’administration afin d’être mieux payés.

Dès que l'électricité fonctionne, on branche Canal+ sport.

Dès que l'électricité fonctionne, on branche Canal+ sport.

Tous les jours nous avons mangé avec les enseignants. Une cuisinière leur prépare le repas midi et soir. Pratique non ?

Tous les jours nous avons mangé avec les enseignants. Une cuisinière leur prépare le repas midi et soir. Pratique non ?

Pendant quelques jours, nous avons partagé leur vie et leurs repas. Très rapidement, tout le village nous connaissait et nous avons pris nos petites habitudes. Le petit déjeuner chez Khadi le matin (baguette et petits pois), le déjeuner sous le manguier à 13 heures, suivi de la cérémonie du thé, avec une sieste ou un duel de scrabble. Le tout dans la poussière, qui vole au moindre coup de vent, et au milieu des ânes, des canards et des biquettes, qui se promènent librement. A la fin de notre séjour, la bibliothèque était en place. Vous la découvrirez dans cette vidéo.

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Jacques 25/11/2018 10:58

Bravo Hélène ! Une bonne couverture de cette action (j'essaie de faire du Deron).

dominique photo 25/11/2018 09:47

encore un article super ... bravo pour la vidéo !!!