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Korblog, le blog de Kornog

Korblog, le blog de Kornog

Après un an de navigation et deux mois de confinement, ce blog est au repos...

Quelques mots de la Jamaïque

Quelques mots de la Jamaïque

Yeah men (and women) ! Après quelques jours sur place, on peut vous confirmer que les Jamaïcain-e-s ne disent pas yes ou no, mais yeah man et no man. Et quand ils (ou elles) s’adressent à moi, ils utilisent souvent des petits mots doux, comme Yes my love ou no darling, of course sweet hart, ou yes mama, ce qui m’amuse beaucoup.

Huit formulaires à remplir, mais pas la peine de se déplacer.

Huit formulaires à remplir, mais pas la peine de se déplacer.

La Jamaïque est le premier pays que nous visitons, où les autorités se déplacent sur le bateau pour les formalités. Interdiction de mettre un pied à terre avant leur passage. Nous avons donc vu défiler sur le bateau deux agents des services de l’hygiène, qui nous ont taxé deux bières au passage, trois douaniers en treillis impeccable et  deux membres des services de l’immigration avec leur chemise blanche amidonnée. Au total sept personnes, portant au mieux des chaussures de ville, au pire des rangers. Vous imaginez la tête de Gilles !

Le lendemain, j’ai eu la visite de deux agents de la police maritime, dont l’objectif était visiblement de me vendre quelques attractions touristiques. Mais le capitaine n’étant pas là, ils se sont vite rabattus sur le catamaran d’à côté.

La statue de Bob devant sa maison.

La statue de Bob devant sa maison.

On a amarré note bateau à l’unique ponton de Port Antonio, sur la côte nord, et on a loué une voiture pour aller se promener à Kingston et dans les Blue Mountains. Forcément, notre carrosse est tombé en panne au moment où on arrivait à Kingston, mais on a quand même pu visiter un des trois musées consacrés à la vedette nationale, Bob Marley. On a vu la maison où il habitait à la fin de sa vie, c’est-à-dire à 36 ans. Les photos étant strictement interdites à l’intérieur, je ne pourrai pas vous montrer son studio d’enregistrement, ni sa chambre, ni la terrasse où il méditait dans un hamac… Deux autres musées lui sont consacrés, l’un à la campagne, dans le village où vivait sa mère et un autre dans le ghetto de Kingston, où il s’est installé quand il a décidé d’aller tenter sa chance dans la musique.

Love, love, love… Comme nous l’a expliqué le guide, Rasta ce n’est pas une religion c’est un "way of life".

Love, love, love… Comme nous l’a expliqué le guide, Rasta ce n’est pas une religion c’est un "way of life".

On a fait aussi un tour dans Downtown, à Kingston, mais sous la pluie battante, c’était plutôt glauque. Un jeune navigateur que nous avons rencontré le lendemain nous a raconté qu’avec la pluie il y avait tellement de bouteilles, de sachets en plastiques et d’autres détritus qui ont atterri dans la baie, qu’il n’avait pas pu démarrer le moteur de son voilier pour sortir du port. Heureusement qu’on n’a pas emmené Kornog dans cette mélasse, Gilles n’aurait pas apprécié.

On a fait une belle randonnée dans les Blue Mountains, malheureusement sous la pluie.

On a fait une belle randonnée dans les Blue Mountains, malheureusement sous la pluie.

Il est tout petit Kornog au milieu des autres bateaux.

Il est tout petit Kornog au milieu des autres bateaux.

A Port Antonio, nous avons retrouvé nos amis irlandais, ce qui était bien agréable, et rencontré quelques navigateurs :

- une riche veuve américaine, descendante de la famille Dupont de Nemour, qui vit seule sur un catamaran qu’elle a payé plus d’un million de dollar car elle n’aime plus le climat de New York où elle possède un appartement luxueux. Comme elle ne sait pas naviguer, elle loue un équipage chaque fois qu’elle veut déplacer son bateau et se plaint que ça lui coûte trop cher. Si j’ai bien compris, on lui demandait 12 000 dollars pour le convoyer de la Jamaïque jusqu’à Miami.

- un géorgien de Géorgie et son fils, en route pour la Polynésie française alors qu’il disait ne pas savoir très bien naviguer.

- un vieux loup de mer français de 77 ans, accompagné de son amoureuse et d’une jeune auto-bateau-stoppeuse de 24 ans qui bourlingue depuis trois ans de pays en pays en faisant des petits boulots et du bénévolat.

- un couple franco-iranien de jeunes dandies sur un cata de 52 pieds (16 mètres), immatriculé en Malaisie, parti pour voyager pendant cinq ans avec un bébé, mais qui se demandait s’il n’allait pas troquer son bateau contre un camion, car madame n’aimait pas naviguer.

 

 

On a failli rencontrer James Bond. Il paraît qu’il vient dans 15 jours tourner une scène à Port Antonio, avec ce bateau.

On a failli rencontrer James Bond. Il paraît qu’il vient dans 15 jours tourner une scène à Port Antonio, avec ce bateau.

Bref, on fait la connaissance de personnes qu’on n’aurait sans doute jamais l’occasion de croiser en ville. Pendant que Gilles bricolait, je suis allée faire le marché dans les rues un peu crasseuses de Port Antonio avec la riche américaine, comme si nous étions de vieilles copines… C’est ça la magie des pontons.

Sortie de classe. Sur les îles tous les enfants portent un uniforme à l'école.

Sortie de classe. Sur les îles tous les enfants portent un uniforme à l'école.

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Genevieve claude 17/04/2019 21:31

C’est un grand bonheur de lire les commentaires à propos de vos escales et des rencontres de propriétaires de bateaux plus ou moins excentriques ! Vous avez l’air heureux de toutes ces découvertes. Nous avons rencontré vos parents cet après midi, leurs yeux pétillent de bonheur lorsque l’on leur parle de vos messages. Partager et communiquer c’est ça la vie. Bonne continuation. Une avignonnaise.

Loingeville 17/04/2019 20:16

Merci pour ces niouzes. Tu as fumé un pétard ? C'est de la bonne... Yes Darling !
Bises à vous deux
MichCath

Hobopok 17/04/2019 11:51

Je vois que le sudoku est l'ami de la rastawoman.