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Korblog, le blog de Kornog

Korblog, le blog de Kornog

Après un an de navigation et deux mois de confinement, ce blog est au repos...

Cuba, en bateau, c'est moins rigolo

Cuba, en bateau, c'est moins rigolo

Salut les forçats de la voile ! La navigation à Cuba est beaucoup moins agréable que dans les Petites Antilles. Nous avons quitté le régime des alizés, le vent est très capricieux, souvent inexistant, ou au contraire trop fort à notre goût, les orages sont violents, les moustiques redoutables, les températures ne cessent de monter (il fait souvent 33°C dans le bateau) et les distances sont importantes.

D’un bout à l’autre de l’île de Cuba, il y a au moins 1200 kilomètres en ligne droite, mais comme chacun sait, en voilier on fait durer le plaisir en avançant en zig zag. Il y a quelques jours, on est resté coincé dans la pétole, en plein soleil et j’ai décidé de me défouler sur le clavier de mon ordinateur.

Je suis certaine que parfois cette calèche est plus rapide que nous.

Je suis certaine que parfois cette calèche est plus rapide que nous.

La navigation à Cuba comporte de nombreux interdits et restrictions. Nous n’avons pas le droit de nous arrêter où nous voulons. Nous ne pouvons faire escale et descendre à terre que dans les marinas officielles ou dans certaines cayes, ces îles désertes où l’on ne dialogue qu’avec les insectes. Nous nous sommes engagés par écrit à n’utiliser l’annexe que pour aller du bateau au ponton des marinas et nous devons impérativement la sortir de l’eau pendant la nuit.

Nous n’avons surtout pas le droit de laisser monter un Cubain à bord de Kornog, même pour lui faire visiter le carré. De toute façon aucun d’eux ne s’y risquerait. Nous devons indiquer aux autorités chacun de nos déplacements, en précisant d’où nous venons et où nous allons, ou plutôt, où nous essayons d’aller, car le long des côtes cubaines on avance parfois à deux à l’heure, sans vent et à contre-courant. Ou au contraire, on doit faire demi-tour pour éviter un orage trop violent, ce que nous avons fait il y a quelques jours.

 

Ca y est, on a notre diplôme de première "tempête". Merci les copains !

Ca y est, on a notre diplôme de première "tempête". Merci les copains !

Comme on est sage, on obéit et on s’arrête dans les marinas. Et là je peux vous affirmer que notre bateau ne risque pas de disparaître. Il est couvé comme le lait sur le feu. A Cienfuegos, nous avons assisté à un véritable ballet de Cubains en civil ou en uniforme qui venaient à tour de rôle noter le nom des voiliers amarrés aux pontons pour comparer avec la liste inscrite dans leur registre, contrôler que notre annexe était toujours là, s’assurer que nous avions notre radeau de survie à bord et que la composition de notre équipage n’avait pas changé. D’ailleurs, quand nous sommes descendus à terre le premier jour, nous avons eu la surprise de découvrir plusieurs photos de nous sur l’ordinateur du port.

 Dans la minuscule marina de l’île de la Jeunesse les pêcheurs n’osaient même pas descendre sur le ponton pour nous parler.

Dans la minuscule marina de l’île de la Jeunesse les pêcheurs n’osaient même pas descendre sur le ponton pour nous parler.

Nous ne savons pas pourquoi les Cubains ne peuvent absolument pas monter sur les bateaux. Peut-être les autorités cubaines redoutent-elles qu’on embarque l’un des leurs, sans la permission de Raul, ou qu’on lui fournisse les moyens de partir ? A Cienfuegos, un ami est venu aider Gilles à réparer le guindeau électrique (pour descendre et remonter l’ancre). Il a attaché son annexe pendant deux heures à l’arrière de Kornog. Une fois qu’il était reparti nous avons eu droit à un contrôle, car les policiers (douaniers ?) étaient persuadés qu’on avait deux annexes alors qu’on n’en avait déclaré qu’une.

Heureusement, tous ces gens qui nous surveillent le font avec beaucoup de discrétion et de gentillesse. Ils sont toujours aimables, souriants et conciliants, comme l’ensemble de la population. Alors même si je râle, je suis très contente d’être ici.

Pour patienter quand il n'y a pas de vent, on compte les grains de sable. Encore merci les copains.

Pour patienter quand il n'y a pas de vent, on compte les grains de sable. Encore merci les copains.

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Loingeville 20/05/2019 11:05

Salut
Merci pour ces infos sur votre vie. Tes images sont très belles (j'ai bien aimé la street photo des deux cubains qui regardent vers leur gauche quand le Che regarde vers la droite... "Mais Où est l'avenir ?"). Bien sûr vous allez rater aussi les promos de Leclerc et surtout les magnifiques vidéos de la campagne pour les Européennes...
Le 26 je vote Kornog !
Bises
MichCath

Bernard DERON 16/05/2019 14:15

Je suis très déçu car j'attendais un reportage sur la fête des mères à Cuba le 12 mai et rien ...Hélène serais-tu passée à côté de l'info ou Gilles serait devenu CUPide ? ( Blague locale ! )
Et en plus , je veux pousser un coup de gueule contre ce blog , figurez-vous qu'il ne conserve pas ce que vous êtes en train d'écrire si vous changez de page , un véritable scandale!!!
Et pourtant , j'avais écrit que j’avais appris beaucoup de choses , le bagne de Nueva Gerona est juste incroyable ! J'avais écrit également que les vidéos étaient vraiment bien montées , filmées ( c'est ce qui se passe dans l'image qui doit bouger et pas la caméra ! ) , jolis plans de coupe et de croupes , efficace la musique d’illustration en "Live" et joli mixage .
Et pourtant , je ne vous envie pas lorsque je pense à tout ce que vous avez raté ...Ce matin encore j'étais aux anniversaires Mégagénéreux d'Auchan V2 , je suis sûr que vous ne savez même pas qui porte le maillot rose de leader aux 4 jours de Dunkerque ?Que Brest remonte en ligue 1? Qu'il y a nouveau beau-bar au dessus de la brasserie St Bernardus à Watou qui s'appelle le Bar Bernard?Que ma femme va sans doute accepter un départ négocié en octobre , enfin bref , j'vous dit pas tout ce que j'avais écrit et qui a été effacé ...J'espère que la bière qui vous sert régulièrement de monnaie d'échange , c'est de la bière bretonne ! Anosteke