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Korblog, le blog de Kornog

Korblog, le blog de Kornog

Après un an de navigation et deux mois de confinement, ce blog est au repos...

Home, sweet home (3)

Home, sweet home (3)

Bonjour  à tous ! Le hasard fait bien les choses...

- Pourquoi dis-tu cela ?

- Parce que.

- Parce que quoi ?

- Parce que parce que... Tu verras.

Je suis sûre que vous aussi, vous répondiez "parce que parce que" quand vous étiez enfant. Mais, si vous lisez la suite, vous allez comprendre pourquoi je dis que le hasard fait bien les choses. Ce matin, pour commencer, nous allons visiter la maison d'une petite fille devenue grande. Bonne lecture !

" Dans la maison où j'ai grandi, il y avait du coco qui gratte les pieds dans le salon. Du moins dans la première. Il y a eu aussi celle où il y avait un grand cyprès dans le jardin, et mille manières d'enquiquiner ma sœur la nuit dans nos lits superposés. Il y a eu la petite où il faisait froid, la très grande pour famille recomposée. L'appartement en haut d'une tour, d'où l'on pouvait voir au moins sept feux d'artifice le 14 juillet. Celui avec ma chambre verte où le chat est tombé par la fenêtre. Ou encore celui d'aujourd'hui, avec vue sur les arbres et les beaux gosses du club d'aviron. Avec une maman qui a un penchant pour les déménagements, ce serait bien difficile de choisir sur quelle habitation écrire. "

Clara, dans sa colocation à Lugy.

Dans la colocation de Clara.

Dans la colocation de Clara.

" Dans ma maison, il y a du désordre. Peu importe que j'habite une longère, un ancien prieuré ou un trois-pièces cuisine, que ce soit ma résidence secondaire ou principale, une location de vacances, une simple chambre d’hôtel ou la cabine d’un bateau. Dès lors que je pose mes valises, le bazar s'installe.

Chez moi, les vêtements sortent seuls le soir de leurs tiroirs et la vaisselle de son placard. Les papiers s’entassent, les tasses s’empilent et les piles s’effondrent. Les chaussures se mettent les pieds sous la table, les petites cuillères se font la malle, la brosse à dent court après les pommes, la cafetière italienne fréquente ma veste autrichienne, les chaussettes divorcent, mes gants de laine minaudent avec le papier de verre, la crème solaire est dans le cirage et les rappels du Trésor public se prélassent dans le coffret à bijoux.

Je suis sans doute frappée d’une malédiction, un sale coup du destin, un mauvais sort jeté par une quelconque Carabosse. Toujours est-il qu’à ce jour, je n’ai trouvé qu’un moyen pour me contraindre à ranger : déménager.

Ceci explique sans doute cela. "

Hélène (la maman de Clara ci-dessus), confinée loin de chez elle.

Le bureau - très provisoire - d'Hélène.

Le bureau - très provisoire - d'Hélène.

 

"Voilà, si elle peut servir, une photo du repaire qui, en même temps (!) m’abrite, et ouvre sur le monde extérieur. Au fond, un mur de livres  - dont une grande part m’est maintenant inaccessible. 

Sur les autres murs : un grand Modigliani (La Bourguignonne), - agrandi au pochoir par Guy Spitzer, "en présence de l’original" et signé par la fille de Modigliani.  Ensuite, non visible, sur une feuille d’or, une grande calligraphie d’Entai (notre ami Claude Durix, grand maître du zen), datée du 12 juin 1979 et puis une aquarelle, d’une seule longue et délicate rose. Et au centre le monstre, l’ordinateur dont petit à petit je découvre les arcanes, dont j’apprivoise pas à pas le langage a-mélodique, moi qui suis avant tout sensible aux voix des autres. Drôle de compagnon, tardif, mais dont la progression en familiarité me laisserait presque croire qu’il est encore temps de "progresser en connaissance."
Que le jeu continue, encore un peu."
Pierre, dans son bureau à Avignon. 
Le bureau où Pierre est à la l'abri.

Le bureau où Pierre est à la l'abri.

"Quand j’étais petite, les voyages n’étaient pas aussi fréquents qu’aujourd’hui et ce n’est qu’une fois par an, que je voyais mes grands-parents, qui habitaient à 1200 km de chez nous. Après un interminable voyage en voiture de deux jours, nous arrivions enfin à Pau, je poussais la porte de l’immeuble de trois étages situé en centre ville à quelques rues du château et là, l’odeur de l’entrée me sautait à la gorge, un mélange de bois, de cire. Cette odeur, il m’arrive parfois de la rencontrer dans certaines bâtisses anciennes et chaque fois c’est le même bonheur retrouvé. Je montais les escaliers 4 à 4, je sonnais et j’entendais la voix de mon grand-père derrière la porte « les voilà ! ».

Tout le bonheur des retrouvailles dans ces deux mots, toute l’affection inconditionnelle. Et c’était la redécouverte de cet appartement que j’adorais, avec son lot de trésors : le bocal de violettes et de fondants de ma grand-mère, la ferme miniature avec les petits animaux, les BD "Sylvain et Sylvette", le lavabo à l’ancienne, le buffet de cuisine qui trône maintenant dans mon salon et les albums photos. 

Bizarrement, j’adorais dormir dans l’une des chambres, qui donnait sur une rue très passante, avec une circulation de voitures qui me berçait. C’est peut-être pour ça que j’habite maintenant au bord d’une nationale et que je déteste les endroits silencieux ! Nostalgie, nostalgie !"

Isabelle, dans son appartement à Bourg-la-Reine.

La porte de l'immeuble des grands-parents d'Isabelle, à Pau.

La porte de l'immeuble des grands-parents d'Isabelle, à Pau.

Le hasard fait vraiment bien les choses ! Sur ce blog, je publie les textes dans leur ordre d'arrivée. J'ai reçu celui de Clara (ma fille) au moment où je terminais le mien. Nous ne nous étions pas concertées. Juste après, sont arrivés le texte de Pierre (mon père) et celui d'Isabelle (ma cousine), qui évoque l'appartement de nos grands-parents communs, à Pau. Une vraie réunion de famille, totalement improvisée !

Bonne journée à tous. Demain, Korblog vous emmène en voyage. Continuez à envoyer vos textes et à nous faire visiter vos maisons. Comme vous l'avez compris, sur ce blog, on aime bien mélanger les torchons et les serviettes...

Le jardin où j'aurais bien aimé pouvoir me confiner.

Le jardin où j'aurais bien aimé pouvoir me confiner.

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