Objectif : participer à la Route du Rhum - Destination Guadeloupe en 2026
8 Janvier 2026
Avant chaque course qui traverse l’Atlantique, un comité vient vérifier sur les bateaux qu’ils disposent à bord de tous les éléments de sécurité obligatoires.
Hier, mardi 7 janvier 2026, Kornog2 avait donc rendez-vous à 14 heures avec ce comité : un monsieur et une dame "so british" et tout à fait charmants. Pendant que Monsieur assurait la vérification, Madame cochait sur la liste les éléments présents à bord. Ce qui est sympa avec les Britanniques c’est qu’ils vous font confiance, ils ne vous demandent pas de tout sortir, ils vous croient sur parole.
Après avoir retiré ses chaussures, Peter est quand même entré dans le bateau pour vérifier quelques éléments. On n’imagine pas tout ce qu’il faut à bord pour pouvoir traverser l’Atlantique dans les règles : deux compas fixes et un compas de poche, deux radios VHF, un carré de tissu orange fluo qu'on pourra agiter pour se faire repérer par l’hélicoptère de secours si on est perdu dans la tempête, deux extincteurs positionnés à deux endroits différents du bateau, un robinet qui ferme la bonbonne de gaz, un téléphone mobile, de la poudre magique qui rend l’eau de mer fluorescente (toujours en cas de recherche par les secours), des ampoules de rechange blanches, rouges et vertes pour les feux de navigation, une couverture anti feu, deux seaux, un bidon d’eau potable "de secours" à ne consommer qu’en cas d’urgence, une corne de brume, un réflecteur radar (pour que Kornog2 soit mieux vu par les autres bateaux), une perche et une bouée en cas d’homme à la mer, des cartouches de rechange pour le gonflage des gilets de sauvetage, des cartes en papier, une pince pour couper les haubans si nécessaire, un couteau de poche toujours à portée de main, une scie, des pinoches (des cônes en bois) pour colmater les trous en cas de voie d’eau, une lampe de poche qui tient dans la poche, une torche plus puissante pour chercher l’homme qui est tombé à la mer et à qui on vient d’envoyer la bouée citée un peu plus haut, du gros scotch réfléchissant, et bien sûr le radeau de survie et le "grab bag" (sac de survie) et j’en ai sans doute oublié. Le comité a même vérifié que les hublots s’ouvrent dans le bon sens et qu’il y a des toilettes dans le bateau (on se demande bien pourquoi).
Après 45 minutes, le comité a attribué ses félicitations au capitaine. Kornog2 a failli obtenir 20/20, mais le nom du bateau n'était pas inscrit sur les gilets de sauvetage et la mention "emergency" ne figurait pas sur le bidon d’eau de secours.
Bien sûr, on s’est empressé de rectifier cette erreur regrettable et maintenant Kornog2 est bon pour le service.
Demain, Korblog sera en pause. Pour vous consoler, vous pouvez vous passer en boucle cette vidéo, les yeux fermés pour bien entendre à quel point, même dans le port, ça souffle et ça grince sur Kornog2.