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Korblog, le blog de Kornog

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Après un an de navigation et deux mois de confinement, ce blog est au repos...

Lettre de l’Atlantique n°4 - Mettez un moteur dans votre voilier

Lettre de l’Atlantique n°4 - Mettez un moteur dans votre voilier

Vendredi 10 h 00 UTC, midi en France

 

Bonjour à tous (et bon appétit à ceux qui se mettent à table). Cela fait déjà deux semaines exactement, que nous avons quitté New York. Comme pour la traversée aller, cela nous a semblé long au début et maintenant on a l’impression que c’est passé vite.

Moi qui redoutais la transatlantique retour, réputée plus houleuse et dangereuse que l’aller, je suis presque déçue. Excepté une journée et une nuit très agitées, le voyage aura été plutôt calme. Après avoir soufflé mollement hier toute la journée, le vent est allé se coucher vers 22 h, en même temps que le Capitaine. Mais il ne s’est pas relevé ! Notre moteur a tourné toute la nuit et tourne encore. Heureusement que nous avions fait des réserves de gasoil avant le départ.

 

Ce matin nous avons l’impression de glisser bruyamment sur un lac de montagne. Un peu plus au sud, c’est pire. Nos amis Yannick et Quentin, qui traversent en même temps que nous, mais en provenance des Bermudes, ont eu encore moins de vent. Ils risquent de tomber en panne de carburant.

Depuis notre départ nous communiquons quotidiennement avec eux par satellite. Peu à peu nos trajectoires se rejoignent et nous devrions atteindre l’île de Flores quasiment en même temps. On espère les rejoindre sur l’eau avant d’arriver au port.

 

Depuis plusieurs jours nous n’avons vu aucun bateau, même pas un cargo de loin. Mais nous avons croisé plusieurs bancs de dauphins. Ils nagent en bandes en caracolant et en bondissant hors de l’eau, comme des chevaux sauvages qui galoperaient sur l’océan. C’est très beau.

Il nous reste 113 milles à parcourir (210 kilomètres). A cette cadence, si la visibilité est bonne, nous devrions apercevoir les montagnes de Flores demain à l’aube, plusieurs heures avant d’arriver. Sur mer, ce n’est pas comme à terre : quand on voit la ville, elle est encore loin.

Surtout au moteur.

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Michel Loingeville 08/07/2019 12:08

Bonjour
Des vents contraires m'avaient éloigné du Blog, mais je vous retrouve. J'ai lu tous les articles et je vous imagine soufflant dans vos voiles au milieu de l'Atlantique. Bon courage pour ce retour.
Hélène tes photos sont très belles, spécialement celles de Nyc, "quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle"...
On vous embrasse.
MichCath

Rocchino Creddo 05/07/2019 22:48

courage,il reste encore les rames, si plus de fioul.
à bientôt
Rocchi